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Depuis quelques semaines, une nouvelle trend envahit les réseaux sociaux. Des vidéos mettant en scène… des fruits, mais pas n’importe comment.
Ces fruit stories reprennent les codes de la téléréalité : disputes, tromperies, jalousie, conflits de couple. Le tout joué par des personnages générés en IA, sous forme de fraises, pommes ou raisins.
Un format absurde, rapide, qui cumule des millions de vues.
Le succès de ces vidéos repose sur une mécanique bien connue : le brainrot. Autrement dit, un contenu simple, répétitif et très addictif, qui se consomme sans effort.
C’est court, dramatique, souvent exagéré… et donc parfaitement adapté aux logiques de TikTok, Instagram ou X.
Résultat : on regarde sans réfléchir, et on enchaîne.
Si le format peut paraître anodin, certains scénarios posent problème.
On retrouve régulièrement les mêmes dynamiques :
Des relations toxiques caricaturées, qui finissent par se répéter d'une vidéo à l'autre. Au départ, ces contenus pourraient paraître simplement absurdes ou parodiques.
Mais au fil du temps, ils deviennent plus sombres, plus provocateurs, voire problématiques.
Toute la force et le problème de ces vidéos réside dans leur ambiguïté.
Est-ce une critique des clichés sexistes et des relations toxiques ? Ou une manière de les banaliser sous couvert d’humour ? Difficile de trancher.
Ces contenus jouent avec les codes de l’ironie propre à la culture internet, notamment chez la Gen Z. On est dans un entre-deux constant : on rit… mais sans toujours savoir de quoi.
Sur les réseaux sociaux, l’ironie permet souvent de tout dire. Les créateurs peuvent toujours se défendre : “ce n’est qu’une blague”, mais ce mécanisme peut aussi servir d’alibi.
On met en scène des propos sexistes ou problématiques, dans un format parodique…ce qui rend toute critique plus difficile.
Ces vidéos ne sont pas isolées.
Elles s’inscrivent dans une tendance plus globale de contenus qui simplifient, voire déforment, les relations hommes/femmes, souvent à travers des visions très stéréotypées et surtout, elles touchent un public jeune.
Selon une étude Ipsos x King's College London :
Des chiffres qui interrogent, et qui donnent un autre éclairage à ces contenus.
Les fruit stories ne sont pas “juste” des vidéos absurdes.
Elles illustrent parfaitement une mécanique propre aux réseaux : utiliser l’humour et l’ironie pour capter l’attention… tout en restant volontairement ambigu.
Et comme souvent sur internet : ce qui devient viral n’est jamais totalement neutre.
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